La Demeure des Mah-Haut-Rels

La Demeure des Mah-Haut-Rels

Titre : La Demeure des Mah-Haut-Rels

Œuvre à quatre mains, ce roman est écrit par Siècle Vaëlban et illustré par Anouck Faure

Editeur :  Le Lotus et L’Eléphant

Langue : Français

Date de publication : 6 novembre 2024

Type : Roman illustré

Genre : A la frontière du conte philosophique et du roman d’imaginaire

Public : Adulte

Droits étrangers/audiovisuels : Roxane Edouard chez Curtis Brown

Fabrication : Plus de cinquante illustrations couleurs de la main d’Anouck Faure s’entremêlent aux mots de Siècle Vaëlban dans une maquette minutieusement conçue pour offrir un écrin sur-mesure à ce récit. Cette élégante édition reliée est dotée d’une couverture rigide agrémentée d’un léger grain au toucher, de pages de gardes ornementées, d’un jaspage argenté et d’une dorure de la même couleur sur le titre.

Résumé : Les continents ont disparu et il n’y a plus de terres. Seuls le ciel et l’eau coexistent encore, formant un monde fluctuant aux perspectives infinies.

Les derniers hommes survivent à bord de dirigeables ou de radeaux-villes, subissant les caprices des vents et de l’océan. Du passé, il ne reste que les histoires des Seigneurs, les élus de ce monde à la dérive, ceux qui portent la mémoire du Temps d’Avant.

Regard est l’un de ces Seigneurs. Conteur émérite, il écrira l’ultime histoire, celle qui martèlera le monde à son image. Mais voilà que la tempête se lève et que sa barque est emportée par les flots noirs. Isolé au milieu de l’océan, furieux et impuissant, Regard attend la mort.

Il fait alors une rencontre improbable : un radeau dirigé par deux enfants qui se sont enfuis à la recherche d’une île légendaire, la dernière terre émergée du monde – la Demeure des Mah-Haut-Rels.

            « La barque s’éloigne, inexorablement. Elle scintille sur les flots comme un vaisseau de lumière fendant l’ombre. Un bijou précieux sur l’encre obscure des vagues.

            Ma gorge brûle, irritée par les sanglots. Là d’où je viens, on ne pleure jamais, on ne crie pas davantage. J’ai appris le goût des larmes avec celui de la vie en quelques jours à peine.
            Leurs silhouettes, debout sur la barque, ne cessent d’agiter la main vers moi : deux jeunes fous à l’orée de l’âge adulte, encore emplis de la quintessence de l’enfance. Chevelures irisées dans la lumière du crépuscule, ils s’éloignent, minuscules à présent contre la ligne d’horizon.

           J’essuie d’un geste résolu les larmes qui sillonnent mes joues. Je peux presque entendre les Seigneurs de Sage juger sévèrement ma faiblesse, se moquer de mon chagrin qui n’a rien de raisonnable. Il n’y a pas de place pour les sentiments chez nous, seule la mémoire compte. »

La Demeure des Mah-Haut-Rels, Siècle Vaëlban et Anouck Faure

Découvrir quelques doubles pages

ILS EN PARLENT…

Chef-d’œuvre. On pourrait s’arrêter là et laisser le lecteur se faire son propre avis avec ce seul mot pour donner simplement l’envie et la curiosité d’ouvrir la sublime couverture.
La Demeure des Mah-Haut-Rels est un roman qui n’entre dans aucune catégorie ni même dans aucun genre des littératures de l’imaginaire. Il est également difficile de décider entre un conte jeunesse ou bien adulte. La puissance de la plume de Siècle Vaëlban, finalement, c’est de s’ouvrir à tous les lecteurs.
Le récit nous transporte vers le destin de trois protagonistes : un Seigneur, dont le rôle est de conter l’histoire passée d’un monde qui dépérit lentement, et deux enfants à la vie complètement différente mais au passé si proche… Nous voguons avec eux sur l’océan, nous les découvrons, nous les aimons. Nous les aimons avec force. Nous apprenons à les connaître, à revivre leur existence et à comprendre. À comprendre quoi, me direz-vous ? L’essence même de la vie.
L’inspiration philosophique du roman est centrale dans cette lecture. Dans un jeu de miroirs, l’autrice met face à face un Seigneur d’âge mûr avec tant de certitudes, tant de réalisme dans l’existence même de l’être humain, et ces deux enfants du Ciel et de la Mer emplis de rêves et d’espoirs… Dès les premiers échanges, les non-dits, les silences, cette atmosphère lourde de sens nous permet de réfléchir à tout ce à quoi le récit nous confronte.
Nous voguons sans jamais nous ennuyer. Nous ressentons, avec les héros, toutes les émotions qui traversent les mots de l’autrice. Comme Regard, nous écoutons les récits de Venise et Reine. Nous les mémorisons pour nous en souvenir à chaque fois que le « rêve » approche.
Si La Demeure des Mah-Haut-Rels est une belle déclaration d’amour aux contes et à leur transmission orale, c’est aussi un magnifique objet livre en lui-même. Par la plume de Siècle Vaëlban, bien évidemment, mais aussi par les pinceaux d’Anouck Faure et par tout le travail d’édition du Lotus et l’Éléphant, qui lui offre un écrin de toute beauté. Nos yeux s’émerveillent devant la première image puis, au fil de la lecture, face aux illustrations exceptionnelles d’Anouck Faure. Des tableaux qui, au-delà d’illustrer simplement le récit, le font vivre.
Puis arrive le dénouement. Nous nous y attendons car tout dans le récit y mène depuis le début. La mélancolie, qui ne nous a pas quittés tout au long du roman face à ces destins, nous saisit avec plus de force encore. Une mélancolie qui noue la gorge, qui nous mouille les yeux mais qui nous fait sourire. Chaque récit imbriqué prend l’allure d’un conte philosophique dans le maelstrom du roman, et nous refermons le livre avec le sentiment d’avoir lu quelque chose de beau, quelque chose de grand… Sans tout remettre en question sur notre propre existence, La Demeure des Mah-Haut-Rels arrive à nous interroger et à nous faire voir différemment la vie.
À bas les certitudes, croire en l’espoir, c’est vivre. Aimer, c’est vivre. N’est-ce pas, finalement, tout ce qui compte ?

Chronique de Aerendhyl sur Elbakin.net

★★★

AVIS DES LIBRAIRES

Un conteur du Temps d’Avant, gardien du savoir du monde perdu, erre sur des flots sombres. Il n’y a plus de terres, plus de continents, uniquement le ciel et l’océan. Seul, il ne peut qu’attendre la mort sur sa barque à la dérive. Un radeau surgit avec deux enfants à bord, une fille de l’Écume et un fils du Ciel. Ces deux fugitif·ves sont à la recherche de la Demeure des Mah-Haut-Rels, les ultimes et légendaires terres émergées. Notre conteur se retrouve face à un duo qui va bouleverser toutes ses convictions.

La sensibilité qui émane du texte et la myriade d’émotions qu’arrivent à nous communiquer Siècle Vaëlban et Anouck Faure font que ce livre restera longtemps avec moi. En plus d’être magnifique – avec les sublimes illustrations d’Anouck Faure – La Demeure des Mah-Haut-Rels est magique. Il a ce petit truc indicible qui transporte ailleurs et exige ta tendresse. Lisez-le, faites-le lire à vos enfants et vos ami·es, iels vous diront merci 💕

Margot de la Librairie Majo

Avec La Demeure des Mah-Haut-Rels, Siècle Vaëlban et Anouck Faure vous transportent dans un monde poétique, inspirant post-apocalyptique dans lequel 3 personnes, dernières représentantes de leur peuple, se rencontrent par hasard sur un océan déchainé. Le narrateur adulte solitaire, conteur professionnel mais sans aucune connaissance utile à la survie, va rencontrer 2 adolescents plus débrouillards qui vont lui confier leurs récits ancestraux. Toute la grande question sera de comment s’organiser pour tenter de fonder un monde plus humaniste et juste en mettant les égos de côté. Cette recherche d’harmonie se sent aussi par la mise en page. Les illustrations sont parfaitement insérées dans le récit sans être présentes à toutes les pages. Il y a des jeux de mises en page avec différentes typographies et jeux de mise en forme du texte. La couverture a une texture toilée et un beau gaufrage argenté. Les oiseaux sur les pages de garde ont un relief argenté qui brille selon l’angle de vue. Les tranches et gouttière sont argentées aussi. En conclusion : un magnifique livre/objet qui reprend la forme des contes et vous occupera pendant quelques heures, le temps de bien admirer toutes les illustrations. <3

Nathanaël de la librairielantremonde

Traverse et le monstre deviendra merveille !

📖Le monde n’est plus que ciel et mer, séparant les communautés qui n’ont plus que des légendes en commun. Entre les deux, une barque de Sage vogue, son Seigneur, conteur reconnu, séparé des siens, jusqu’à ce que deux enfants la trouvent, et racontent…
Sept jours, c’est infime, mais c’est aussi une éternité pour tout changer.

💕 Ce livre, je l’ai fait durer. Je l’ai lu en plusieurs fois, pour m’en imprégner, pour y réfléchir, pour relire des passages, découvrir chaque détail des illustrations qui parsèment et subliment le récit.

C’est doux, triste et beau. Oh, les Elmonanges ! C’est un récit à rebours, sept jours qui changent une vie et une vision. Une rencontre qui bouleverse, qui enchante, qui fait jaillir en nous comme en eux de la lumière et de l’amour. Et cette page finale !

Il y a ce qu’on voit, ce qu’on ressent, ce qu’on projette sur les autres et sur soi-même. Il y a des préjugés, des espoirs fous, une foi démesurée, un rêve indomptable. Il y a la beauté qu’on apprend à voir en chacun, le lien qui se crée dans la souffrance et la solitude, l’amour qui fait tout vibrer et relie tous les points de l’existence, la fierté d’être soi et de ne pas reculer malgré les sacrifices.

C’est un récit de récits, avec une beauté dans le texte comme dans l’image. L’un écoute, les autres racontent, nous font revivre les moments pivots de leur existence. Et nous découvrons celui qui va tout changer chez Regard, le Seigneur de Sage, et le transcender. Nous allons suivre le courant des flots et des vents avec ces trois personnes que nous n’avons pas été préparé.e.s à rencontrer, et qui nous aussi nous bouleverseront.

Cette histoire, c’est un saut dans l’inconnu, c’est lire un rêve, une utopie qui prend forme dans une fois inébranlable, c’est oser tout quitter pour un espoir inespéré. C’est suivre Reine et Venise et Regard, sur les flots, en route pour la Demeure des Mah-Haut-Rels, pour Saapia. C’est vivre.

Merci, Siècle. Merci, Anouck. 🌊💕

Lia Livres de Gibert Joseph (Paris)

★★★

AVIS DES LECTEURS SUR BABELIO

Merveille que ce conte initiatique fantastique et illustré qui nous emmène sur une drôle de barque : la rencontre de Regard, un Sage dont la mission est de se souvenir à tout prix, et de deux enfants, Reine, fille de l’océan, et Venise, enfant solaire du ciel.

Rencontre improbable du ciel et de l’eau à travers deux destinées qui ont vécu la perte, l’abandon, mais aussi l’espoir et l’amour. Ces deux enfants en quête d’une terre de légende, dernière terre émergée, vont croiser la route de Regard et lui faire perdre tous ses repères. Ses fondations sont s’effondrer et c’est une nouvelle manière de vivre qui va s’ouvrir à lui. Un récit de liberté, de vie, d’amour dans cet univers aquatique où les humains vivent comme ils peuvent sur des radeaux ou des engins volants, à la merci des courants. Un univers sans aucune terre, si ce n’est celle des Mah-Haut-Rels, peuple tout aussi légendaire.

Le récit est doublement porté, d’une part par la plume poétique et enchanteresse de Siècle Vaëlban, mais aussi par les magnifiques illustrations d’Anouck Faure qui donnent vie à ce monde hostile, et pourtant sublime. Un très bel ouvrage dans tous les sens du terme : l’objet livre en lui-même avec son jaspage argenté, les illustrations qui réchauffent les yeux et l’histoire qui apaise l’âme.

forcevertelit sur Babelio

La demeure des Mah-Haut-Rels est un roman que j’ai beaucoup attendu après avoir adoré Plein-Ciel. Et c’est finalement l’une de mes meilleurs lectures de l’année, pour bien clôturer décembre.

Il s’agit d’un roman illustré, où les dessins d’Anouck Faure font partie intégrante du récit, donnant un poids et un cadre supplémentaire aux mots. Chaque dessin est superbe, s’étalant parfois sur des doubles pages. Regard est un Seigneur, espèce de conteur/barde dépositaire de la connaissance du Temps d’Avant, avant que les eaux ne recouvrent toutes les Terres, forçant les Hommes à prendre les airs ou à construire d’immense radeaux-villes.

Il s’est retrouvé séparé de la Citadelle, dernière construction non flottante de cet univers, et dérive seul dans une barque, persuadé de mourir bientôt.

Il va alors croiser deux enfants sur une écaille métallique, en route pour Saapia, la cité légendaire. Deux enfants qui vont changer sa manière de voir le monde et bouleverser son monde intérieur. Venise et Reine vont conter chacun leur tour des bouts de leur histoire.

L’amour est au centre du récit, que ce soit celui qui unit Reine et Venise, celui de leurs pères respectifs, ou encore celui que Regard découvre peu à peu. IL est en opposition directe à la solitude de ces deux êtres qui ont perdu tout ce qui était central dans leurs vies.

Les notions de vie et de survie sont aussi abordées au cours de ce conte, comme la résilience face à la douleur.

Mine de rien, Siècle amène le lecteur à réfléchir, à s’interroger sur le parcours de Reine et de Venise et indirectement sur sa propre vie.

C’est bien fait, tout en subtilité, et l’autrice parvient en quelques mots à construire des personnages complexes.

La demeure des Mah-Haut-Rels est un voyage en mer qu’il faut prendre le temps d’apprécier et d’en gouter toutes les saveurs. Une lecture bouleversante, dont la fin n’était pas si attendue que ça pour moi.

Bravo aux deux autrices, et merci.

Sren sur Babelio

Quelle merveille ! Cette lecture fut un incroyable coup de coeur. Je savais que la plume de Siècle Vaëlban était merveilleuse, mais elle ne cesse de m’émerveiller au fil des histoires qu’elle arrive à créer, de ces phrases qui viennent percuter mon esprit et qui sont comme des flèches en plein coeur. Et que dire également des illustrations d’Anouck Faure qui viennent sublimer cette histoire aux allures de conte initiatique ? J’aurais voulu pouvoir en encadrer certaines ! Ce livre est une pépite qui m’a transpercé le coeur. L’histoire de ces trois personnages : Reine, Venise et Regard… des personnages criant d’humanité. Je ne peux que vous recommander cette lecture !

marieremond sur Babelio

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